L’AIR INTÉRIEUR EST PLUS POLLUÉ QUE L’AIR EXTÉRIEUR !

Alors qu’on estime aujourd’hui qu’environ 25 à 30% de la population des pays industrialisés est concernée par une maladie allergique*, et que de plus en plus d’alertes de pollution atmosphériques sont déclenchées, qu’en est-il de l’air que nous respirons à l’intérieur ?

La constitution de l’air que nous respirons

L’air est le premier élément indispensable à la vie. Chaque jour, nous respirons environ 15 000 litres d’air. Composé principalement d’azote (78%), d’oxygène (21%), et d’autres gazs (1%). L’homme introduit également dans l’atmosphère des substances ayant des conséquences sur l’environnement et sur notre santé. Ces perturbateurs peuvent être issus de sources comme les installations industrielles, agricoles, les transports ou encore les activités domestiques.

Les effets des polluants de l’air sur notre santé

Leurs effets dépendent des sensibilités personnelles des individus exposés : âge, état de santé, tabagisme etc., du temps d’exposition aux sources de polluants, ainsi que des interactions avec d’autres substances transportées par l’air et allergisantes, comme les pollens ou les spores fongiques. Difficultés respiratoires, allergies, asthme, de nombreuses pathologies respiratoires peuvent être déclenchées par la qualité de l’air.

Cependant, si l’air extérieur est souvent incriminé, l’air intérieur est pourtant entre 5 et 7 fois plus pollué, d’après l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur !

Pour définir l’air intérieur, on parle à la fois du domicile, mais également des écoles, lieux publics clos, bureaux ou encore moyens de transport, dans lesquels nous passons en moyenne 80% de notre temps ! Ces lieux sont pollués à la fois par les émanations de la pollution extérieure, mais également par des polluants des infrastructures elles-mêmes (peinture, ameublement etc.) ou encore par nos propres activités (ménage, tabagisme, encens…).

Comme pour l’air extérieur, il existe également des pics de pollution pour l’air intérieur, qui peuvent être particulièrement nocifs ! Par exemple, lorsque l’on effectue des travaux chez soi ou en hiver, lorsque l’on augmente le chauffage dans nos maisons et au bureau.

Quelle conduite à tenir pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

> La première précaution à prendre consiste à aérer les espaces clos au minimum 10 minutes le matin et 10 minutes le soir, quelle que soit la saison.

> A bannir de votre intérieur : tabagisme à l’intérieur ou encore encens ou bougies parfumées !

> Contrairement aux idées reçues, préférez un purificateur ou un déshumidificateur d’air aux sprays à base d’huiles essentielles, qui ne font que créer une pollution supplémentaire…

> Privilégiez des matériaux, décorations ou encore peintures biologiques et sans solvants

Une prise de conscience générale est actuellement en cours, notamment à la suite de sommets internationaux sur l’environnement, avec de nouvelles réglementations qui visent à améliorer la qualité de l’air que nous respirons !  Depuis 2013, la qualité de l’air intérieur fait partie des priorités de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail.  

* Source : INSERM - https://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/allergies - Consulté en mai 2017